55 000 !

Encore des chiffres

Impressions de l'intérieur


Les impressions du public

Sortie du DVD

L'album photos du Stade de France 2004


55 000 !

Nous étions 55 000 spectateurs à nous être donnés rendez-vous pour cette grand-messe celtique co-organisée par le Stade de France et le Festival interceltique : les 3ièmes Nuits Celtiques.
Je garde de cette soirée le souvenir de quelques moments forts :

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Encore des chiffres !



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Impressions de l'intérieur

J'ai voulu également vous faire partager les impressions de quelques-uns des acteurs principaux de la nuit celtique :
les musiciens, et en l'occurrence Jean Chocun (Tri Yann), Jean-Louis Jossic (Tri Yann) et Dominique Dupuis (violoniste acadienne). Qu'ils soient ici tous trois remerciés pour leur disponibilité.

Eric: quelles sont tes impressions concernant le spectacle de la nuit celtique de cette année ? (en dehors de ton passage)

Jean Chocun :
Au début du spectacle j'étais au restaurant du stade "Le Planisphère"... j'ai pris tout mon temps pour me rendre dans les loges car avant un spectacle, la précipitation n'a rien de bon.
Je n'ai rien donc rien vu du spectacle, mais j'ai entendu par les H.P. des loges que tout se déroulait sans anicroche.
Lorsque j'ai entendu le message " Tri Yann dans 30 minutes" suivi un bon moment après du message "Anggun dans 20 minutes", je me suis dit que nous ne pouvions plus reculer !!!
Le spectacle ayant été diffusé sur TV Breizh le dimanche soir, je l'ai enregistré. J'ai donc constaté que le rythme de l'ensemble semblait plus efficace que les années précédentes.
La progression du programme m'a semblé très cohérente et je comprends pourquoi, à la dernière minute des répétitions, il a fallu modifier l'enchaînement de la fin du spectacle pour gagner encore en efficacité.
Je donne un très sincère satisfecit à Jean-Pierre PICHARD et Olivier SEVERE qui ont été nos interlocuteurs pour cette "performance" (en prenant ce mot dans son sens anglo-saxon).

Jean-Louis Jossic : Plutôt bien: bons choix artistiques de J.P. Pichard, certainement plus festifs que pour les précédentes éditions.
Bonne scénographie rebondissante d'un plateau à l'autre.
Étonnement de voir à quel point tout s'enchaînait si bien alors qu'il y avait eu si peu de répétitions, et dans des conditions météo si difficiles, qu'on pouvait s'attendre à quelques imperfections qui auraient été très compréhensibles.


Dominique Dupuis :
Le spectacle m'a plu énormément.
J'ai été impressionnée par tous les merveilleux groupes et musicien qui ont fait partie du spectacle.
Ce spectacle était incroyable; le meilleur que j'ai vu!


Eric : Ton meilleur souvenir ou anecdote concernant l'aventure du stade de France ?

Jean Chocun :
C'est bien la première fois de ma vie où je suis heureux d'être sur un stade de foot moi qui n'aime pas ce sport ! (mis à part les concerts que nous donnons l'été dans des complexes sportifs et où la scène est montée sur la pelouse)

Le meilleur souvenir de la veille :
répétition : toute la sono fonctionnait alors que la veille au soir c'était la Bérézina ! (Merci à José Nédélec le régisseur général qui a pris la mesure du problème et a trouvé le bon remède)
Le meilleur souvenir de la soirée ? lorsque nous sommes sortis de scène après que tout s'est bien passé.
Et le contexte qui nous a permis de retrouver de vieux complices:
Olivier Matabon (ancien lighteux chez Tri Yann), Joël Launay (ancien régisseur du groupe) etc...
Et enfin le cocktail final qui nous permis de nous retrouver autour d'un buffet et d'un bar sympathique en compagnie de la plupart des artistes qui s'étaient exprimés lors de la soirée.

Jean-Louis Jossic :
Meilleur souvenir ? Pour moi, c'est quand l'écran géant s'est levé devant nous à l'avant-scène au début de notre passage, avec la découverte progressive des 55000 spectateurs.
Anecdote ? J'ai fait ma demi-heure de jogging le matin en tournant autour du stade par l'extérieur
(7'30" au tour - combien cela fait-il de tours ? et de fans rencontrés ?)

Dominique Dupuis :
Lorsque le temps est venu pour moi de jouer, la nervosité me rongeait.
Je suis allé jouer et c'est à la toute fin de mon morceau que mes jambes voulaient s'effondrer... j'étais émue par les applaudissements et l'immensité de la foule.
C'était certainement le meilleur moment de ma carrière.

Eric: Peux-tu nous parler de l'Acadie (ndlr: l'Acadie sera l'invitée de l'Interceltique 2004 à Lorient) et de ton parcours musical ?
Dominique Dupuis:
L'Acadie se situe sur la côte Ouest du Canada.
Il s'agit du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de l'île de Prince Edouard.
Sa musique est un mélange des diverses influences de la région: écossaises, irlandaises et québécoise.
Les acadiens forment une minorité ce qui demande encore plus d'effort pour garder cette belle culture.
Cette année l'Acadie va être radieuse car elle fête ses 400 ans !
Ma formation musicale: j'ai commencé à jouer du violon à 7 ans, en musique traditionnelle puis en classique.
J'ai actuellement 17 ans.
J'ai fait partie du groupe Vishtèn l'année dernière, mais ma carrière est surtout en solo, accompagnée de 2 musiciens.
C'est dans cette formation que je joue en Europe (France, Suisse, Belgique), aux Etats-unis et au Canada.
J'ai dans ma discographie 2 disques:


Eric : Quels sont les interprètes qui t'ont le plus séduit ?

Jean Chocun :
Je connaissais déjà Susanna Seivane par un de ses disques,
Dominique Dupuis a été également super (je l'avais déjà vue jouer cet été au sein du groupe VISHTEN à Guérande).
Et Anggun : sympa, belle voix, robe seyante et des étoiles dans les yeux quand elle a quitté la scène (on me l'a rapporté).
Les Choeurs Gallois ont également fait une prestation magistrale.
Je suis toujours aussi sensible aux bagadous qui étaient là d'une qualité indiscutable.

Jean-Louis Jossic :
Les filles, évidemment...
Anggun, Susanna, incontestablement plus sensuelles et "séduisantes" (puisque c'est la question) que Jean-François Bernardini! (ndlr : fait partie d'I Muvrini)

Eric : Tes impressions concernant le passage de Tri Yann

Jean Chocun :
Ouf ! c'est fini... maintenant à nous "La Beaujoire" à Nantes ! (Ndlr : le 12 juin 2004)
Je crois que nous avons de la chance d'avoir avec nous une équipe technique concernée, impliquée et passionnée.
Ils ont eu des moments difficiles lors de la préparation du spectacle et lors des répétitions.... ils n'ont dû ne respirer que lorsque le passage en scène de Tri Yann s'est achevé.
Et Jean-Luc Chevalier qui nous a concocté un solo sur "Le loup, le renard, la Jument de Michaud etc.".... à rendre jaloux les plus renommés. (Ndlr : je confirme, j'étais très près de lui, c'était impressionnant, du grand Chevalier)
Bref, je trouve que mon "orchestre" s'est bien défendu ! (sans Jean-Louis, Jean-Paul, Gégé, Konan, Christophe, Jean-Luc et Freddy je me serais senti bien seul !!!!!)

Jean-Louis Jossic :
Un peu frustrant car très court, mais le concept imposait - aux marathoniens de la scène que nous aimons être - de faire ce soir là un 100 mètres.
Nous avons accepté de jouer le jeu et y avons pris un sacré plaisir, même si une très grande partie du public nous a semblé si loin... alors que nous préférons la convivialité de la proximité que le pis-aller des écrans géants.
À côté du Grand Stade, le palais omnisports de Bercy nous laisse le souvenir d'un gros cabaret!



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Les impressions du public :

Cette page spéciale " stade de France " ne saurait être complète sans l'avis du public.
Voici l'avis de 3 spectateurs qui ont bien voulu répondre à mes questions.
Un avis tout à fait partiel bien sur, mais qui reflète bien les différents échos qui me sont parvenus, par email ou le jour du concert.
Merci à eux pour leur témoignage.
Je me suis permis de faire figurer l'endroit approximatif où chacun d'eux se trouvait dans le stade.

François, fanch! pour les intimes
(lieu : la pelouse, à 1 m de la scène) :
Tes impressions générales :

Ouahou, j' ai eu l'impression d' arriver enfin au paradis celtique.
Pendant 3h, je n' avais qu' une envie : que le stade de France s'envole comme une soucoupe volante avec ses centaines de musiciens à bord.

En fait la nuit celtique a certainement quelques aspects commerciaux, mais en contrepartie, on a eu un programme exceptionnel, les meilleurs artistes bretons ou galiciens (de l'époustouflante Susana Seivane à la gaïta au trés stylé talabarder dédé le Meut), des éclairages d' enfer, une sono de pro, vraiment c'était très agréable.
Tri yann est arrivé en fin de deuxième partie avec le navire étonnant et tous les costumes marins : splendides !!
Les rafales de vent faisaient se gonfler les plumes du goéland Jossic qui était extra !
Angunn, qui a un style radicalement différent de celui de Bleunwenn (ndlr : Bleunwenn Mevel a fait partie du groupe Tri Yann pendant près d'un an), n'a pas eu de problèmes pour charmer les spectateurs avec son duo sur "la mer est immense" (les photographes et Corbineau était, à mon avis loin d' y être insensible eux aussi...!) (...)
Quant au final sur les héos de la complainte de louis marie, jossic et corbineau ont fait chanter tous le stade, ils ont trop assuré.
En plus, jossic n'a pas oublié Seznec..
Pour finir, j'ai adoré les polyphonies corses, ça vous prends aux tripes mais alors, quand on rajoute deux harpes par dessus, je ne vous raconte pas...

Grégory
(Lieu : côté ouest, sur la pelouse à peu près au milieu)
Tes impressions générales :


Déception au niveau du son et de la scène "évolution" que l'on a pu voir QUE vaguement sur les écrans géants, c'était impossible, de la pelouse, on a raté la moitié du spectacle, je pense que de surélever simplement le "plateau évolution" d'1m50 aurait permis à tous de bien tout voir...
Quant au son, autant l'année dernière (toujours sur la pelouse) j'avait été vraiment impressionné, autant cette année, on pouvait parler à notre aise pendant les concerts...
Certains diront que c'est meilleur pour les oreilles, mais bon sang, parfois on ne se rendait même pas compte qu'il se passait quelque chose... (véridique)
Déception aussi de la prestation d'André Le Meut, un peu courte, et toujours le même morceau (mais il le fait bien, c'est vrai...)

Marie (Lieu : Tribune Ouest) Tes impressions générales :

Il est à peine 18h, les portes s'ouvrent et me voilà propulsée dans ce gigantesque monument que je découvre avec timidité. (...)
Il me faudra attendre le Bagad de Lann bihoué pour avoir mes premiers frissons.(...)
Soudain, des petites têtes blondes bouclées (sont-elles vraiment toutes bouclées comme ça, les danseuses irlandaises ??), nous offrent une prestation magnifique.
Sur les écrans géant, les " boucles d'or " virevoltent… suivies en suite des " ours " : la chorale puissante et grave des choeurs gallois.
Les danseurs et les bagadou bretons : souriant et précis dans leurs prestations, très beau vu d'en haut.
J'ai de nouveau des frissons et envie de bouger avec la prestation (trop brève) de Dominique Dupuis au violon : bravo Mademoiselle, vous êtes géniale et très mignonne, votre jeu de violon est très enlevé.
Aussi dynamique mais avec les Watts en plus : Susana Seivane et sa gaïta (ndlr : cornemuse galicienne) accompagné de ses percusionnistes (tambours).
Susana a dédié ce concert aux victimes du terrorisme et à la paix dans le monde : ovation du public.
Tri Yann : j'ai cru que le goéland jossic s'envolerait devant nous… Les musiciens de Tri Yann assurent vraiment très bien sur la plupart des morceaux (quelle pêche !) mais on ne les voit que trop rarement sur les écrans géants (les caméras sont rivées sur Jean-Louis et Jean-Paul), et depuis les tribunes, on ne voit de Jean-Luc chevalier qu'un petit point jaune.
Anggun : très belle voix cette " princesse des îles ", mais son costume et son attitudes sont décalés avec le spectacle et l'ambiance.
La troupe de danse Koroll'air de Pontivy : très impressionant dans leur chorégraphie sur la reprise de la gavotte pourlett " Fransoazig ".
Le final avec I Muvrini et tous les musiciens de la nuit celtique : le public de la pelouse et de la tribune chantent spontanément, c'est beau " 55 000 personnes qui s'unissent sur un même bateau ".

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Sortie du DVD :

La nuit celtique a été filmée et diffusée sur TV Breizh le lendemain du spectacle.
Un DVD des nuits celtiques est sorti le 5 juillet 2004.
Vous pouvez le commander en cliquant sur le lien ci-dessous:



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L'album photo de la nuit celtique


Voici, pour illustrer ces témoignages, quelques moments photographiques de cette soirée de folie...
Elles sont présentées ici en qualité et format réduit
Des versions publiables de ces photos sont disponibles pour la presse et les organisateurs, merci de me contacter par
email.




I Muvrini, les polyphonies corses, et les frères Quéfellant à la harpe, dans une magnifique adaptation du thème de "Maro Pontkallek"




Susana Seivane avec sa gaïta, accompagnée par une section rythmique pleine de fougue.


Les voix graves et majestueuses des choeurs gallois


Les sonneurs du Fest Noz organisé à l'entracte




I Muvrini

TRI YANN au STADE DE FRANCE



Jean-Louis Jossic, goéland baroque avec des ailes toutes neuves pour l'occasion...


Jean-Louis fait monter l'ambiance...


Jean-Paul Corbineau (le terre-neuva) et Fred Bourgeois (le naufragé) en début de concert


Jean-Paul Corbineau et Jean Chocun, frères de chant !


Jean-Paul Corbineau souriant !


Jean-Paul Corbineau, Jean-Louis Jossic et Jean Chocun pendant "Fransoazig"


La troupe Koroll'air de Pontivy, toujours aussi impressionante dans sa chorégraphie de gavotte pourlett sur "Fransoazig"




Anggun et Jean-Paul Corbineau en duo sur "la mer est sans fin" une adaptation de "Diwent an dour" (album "Marines")


Jean-Luc Chevalier dans un solo transcendental et magistral (dont lui seul a le secret) sur "la jument de Michao"



Fred Bourgeois s'éclate et fait un p'tit coucou à vot' webmaster préféré en passant... (moment fou mais photo floue, pardon...)


Jean-Luc Chevalier aux anges et Konan toujours très concentré


Christophe Peloil, Konan Mevel, Jean Chocun, les 3 complices.


"Blue Sheep in Bernera", c'est l'instrumental du "Pélégrin" qui "dépote" après la jument de Michao. Le groupe se défoule à nouveau !



Une partie du groupe autour de Konan, pendant la "complainte de Louis-Marie Jossic"


Le public chante "la jument de michao"


C'est déjà fini... Tri Yann salue son public.


Enthousiasme Breizho-Corse

DANS LES COULISSES...


Tri Yann au complet et en plein fou rire...


Tri Yann un peu plus calme


De gauche à droite: Jean, Gégé, Jean-Paul, Jean-François Bernardini (I Muvrini), Jean-Louis et Alain Leikine (conseiller général d'Argenteuil)


De gauche à droite: Gégé, Jean-Paul, Jean-François Bernardini (I Muvrini), Jean-Louis


Fou rire devant la caméra...


... sérieux et attentif devant la caméra !


... votre webmaster préféré avec son joli gilet vert... à la fin du concert


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© Eric DOLL maj 7 juillet 2004, photos et réalisation Eric DOLL, tous droits réservés